Le deuxième jour de notre pèlerinage était consacré à la promesse que les douze séminaristes, dont certains venaient d’être ordonnés prêtres, avaient signée à Fourvière en 1816.
Le frère Faustino Ferrari nous a présenté une excellente conférence sur ce sujet. Cette conférence a mis en évidence les points suivants :
Dans le contexte contemporain, cela nous invite à ne pas réduire l’horizon des promesses dans la société moderne. De plus, cela nous invite à ne pas remplacer les engagements traditionnels par des relations temporaires et flexibles. Cela nous invite à valoriser la fidélité divine. À considérer les promesses de Dieu comme le fondement de la foi chrétienne. La fidélité de Dieu contraste avec la fragilité humaine.
L’importance historique de la promesse de Fourvière est un rappel des origines de la Société de Marie et des promesses faites. Nous trouvons un symbolisme important et précieux dans les Douze qui ont signé la promesse de Fourvière. Parallèle entre les débuts de l’Église et ceux de la Société de Marie. De la même manière, nous pourrions considérer dans une certaine mesure l’anonymat des premiers membres de la Société de Marie comme un moyen d’identification collective, ainsi qu’un engagement collectif à fonder une nouvelle Église avec une vision mariale. La promesse est une déclaration commune, soulignant l’unité du groupe. L’importance du nom de Marie dans l’identité mariste.
Frère Faustino nous invite à réfléchir sur la jeunesse et la maturité. Nous devons être prudents dans les critiques des jeunes par les générations précédentes. Il existe également un engagement sérieux de la part des jeunes aspirants maristes malgré leur jeunesse. D’autre part, l’évolution de l’Église et de la société nous oblige à être attentifs aux changements dans la perception de l’Église et des ministères. La nécessité d’une approche centrée sur les personnes plutôt que sur les structures.
Nous sommes invités à réécrire la promesse de Fourvière. Il est important de se souvenir de cette promesse et de la rendre pertinente aujourd’hui. Il convient d’établir un lien entre la mémoire et l’avenir pour les Maristes. La conclusion de la conférence du Frère Faustino est que la promesse de Fourvière est comme un appel à vivre une foi actuelle, soutenue par Marie. Elle nous invite à célébrer et à actualiser l’héritage mariste dans le présent.
Nous avons ensuite été invités à un excellent repas par les dirigeants du lycee Sainte Marie de Lyon construit à l’endroit même où le Père Colin avait acheté la maison qui allait devenir la Maison générale de la Société de Marie à nos débuts. Ce fut une rencontre entre l’historique et le futur, l’ancien et le nouveau. Dans une dialectique d’espoir, de confiance et de dévouement.
Nous avons terminé notre journée de pèlerinage par la célébration de l’Eucharistie dans la basilique Notre-Dame de Fourvière. Quelle explosion de foi, de joie et d’allégresse ! Une liturgie très complète où le Père Larry Duffy a souligné la vision du Père Colin d’une Église pour le monde entier, représentée par les pèlerins venus de différentes parties du monde. Il convient de mentionner la chorale composée de garçons et de filles si bien dirigée par deux jeunes, une jeune femme et un jeune homme, très professionnels. Une très belle célébration liturgique.
P. Eduardo Rodriguez, sm







